Publié le 23 Février 2024
À travers son 4e colloque organisé le 17 octobre 2023 à Rouen, le Centre de ressources sur la réhabilitation du bâti ancien (CREBA) a pu recueillir des avis et opinions de la part des acteurs de la réhabilitation des bâtiments anciens. Qu’ils soient maîtres d’œuvre, artisans, techniciens, architectes ou experts, les acteurs présents ont souligné l’importance d’une prise en compte des exigences de la transition énergétique dans le processus de réhabilitation des immeubles anciens.
Pour que la réhabilitation du bâti ancien soit responsable, la prise en compte des exigences de la transition énergétique est primordiale. Présent à cette rencontre ayant réuni quelque 180 acteurs du secteur du bâtiment, l’architecte et Grand Prix national de l’architecture 2022, Philippe Prost, a montré la nécessité d’adapter la réhabilitation des bâtiments anciens aux normes architecturales contemporaines.
Pour ce célèbre professionnel du bâtiment, les projets de réhabilitation du bâti ancien doivent prendre en compte des modes de construction spécifiques ainsi qu’un choix éclairé de matériaux. Les normes d’infiltrométrie doivent également être prises en compte, en vue de favoriser une meilleure perméabilité à l’air de l’enveloppe des bâtiments concernés.
Trois principaux types d’enjeux doivent être considérés dans le processus de réhabilitation des bâtiments anciens : les enjeux techniques, environnementaux et culturels.
S’agissant des enjeux techniques, les professionnels sont appelés à s’intéresser davantage aux pathologies du bâtiment se produisant après la réhabilitation des bâtiments anciens. Ces derniers étant plus exposés au risque d’humidité, il n’est pas rare qu’une condensation interne et des moisissures apparaissent après travaux.
Quant aux enjeux environnementaux, la réhabilitation du bâti ancien doit permettre d’adopter de nouvelles normes pour réduire leur dépense en énergie et leurs émissions de gaz nocifs au climat.
Les enjeux culturels, enfin, impliquent une réhabilitation des bâtiments anciens, tout en préservant leur valeur historique.
La prolifération des fibres d’amiante constitue l’un des principaux dangers lors des travaux de réhabilitation d’un bâti ancien. L’intervention d’un professionnel averti, comme celui de la société CAPEG, est ainsi recommandée pour des examens amiante avant travaux en région parisienne.